Pierre-Jean Verzelen, président du conseil départemental de l'Aisne, a annoncé lundi 26 octobre 2026 le lancement des études préalables en vue de relever à 90 km/h la limitation de vitesse sur le réseau routier départemental, aujourd'hui limité à 80 km/h.
Un changement de cadre depuis 2019
Depuis 2018, les routes départementales françaises sont limitées à 80 km/h, une mesure qui a suscité une forte contestation. La loi d'orientation des mobilités (LOM) de 2019 a ensuite ouvert aux départements la possibilité d'y déroger. Depuis, une majorité de départements a rétabli la limitation à 90 km/h sur tout ou partie de leur réseau, estimant que le passage à 80 km/h n'avait pas produit les effets attendus. Selon les informations de actu.fr, 52 départements sont déjà revenus au 90 km/h depuis 2019 : l'Aisne serait le premier département des Hauts-de-France à franchir le pas.
Plusieurs mois d'études avant toute décision
Ces études, strictement encadrées par la réglementation, nécessiteront plusieurs mois de travail. Leurs préconisations — état du réseau routier et ciblage des axes, analyses sécuritaires, évaluations financières — sont attendues pour mars 2027. Le dossier sera piloté par Mathieu Fraise, vice-président en charge des infrastructures routières, en lien avec la commission départementale de sécurité routière.
« Dans un département comme l'Aisne, où les déplacements routiers occupent une place importante dans leur vie quotidienne, les habitants ont besoin de règles compréhensibles, cohérentes et adaptées aux routes qu'ils empruntent », justifie Pierre-Jean Verzelen dans le communiqué du conseil départemental.
Une cohérence affichée avec la sécurité routière
Le président du conseil départemental insiste sur la méthode : « Sur le sujet des routes comme dans bien d'autres domaines, nous voulons des décisions adaptées à la réalité de nos territoires. L'Aisne ne peut pas être administrée comme si toutes ses routes présentaient les mêmes caractéristiques et les mêmes usages. » Et de conclure : « Nous engageons ce travail avec une ligne claire : davantage de cohérence entre la vitesse pratiquée et la réalité d'un axe de circulation, aucune décision ne sera prise sans un examen approfondi des enjeux de sécurité. »
À ce stade, aucune date d'application ni liste d'axes concernés n'a été arrêtée : tout dépendra des conclusions des études attendues au printemps 2027.



