Manifestations du 31 octobre dans l'Oise : environ 200 personnes mobilisées dans le calme avant le rendez-vous du 5 novembre
La troisième journée de mobilisation contre la vie chère a réuni environ 200 personnes dans l'Oise ce samedi 31 octobre, selon les médias locaux. À Beauvais, Compiègne et Clermont, les cortèges se sont déroulés dans le calme. Les organisateurs attendent désormais la journée nationale du jeudi 5 novembre.

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La troisième journée de mobilisation « contre la vie chère » en trois semaines a rassemblé environ 200 personnes dans l'Oise, ce samedi 31 octobre 2026, jour d'Halloween, selon le décompte d'actu.fr. Un chiffre modeste, en baisse par rapport aux journées précédentes, que confirme le compte rendu d'Oise Hebdo dans les différentes villes du département.
À Beauvais, le rendez-vous était donné à 14 heures sur la place Jeanne-Hachette. Entre un peu plus de 70 participants selon actu.fr et une petite centaine selon Oise Hebdo, le cortège s'est élancé dans le calme. Non déclarée, la manifestation a pu se dérouler après des discussions avec les forces de l'ordre : elle a emprunté la rue Pierre-Jacoby, le boulevard Bunzeval et la rue Gambetta avant de rejoindre la place Jeanne-Hachette vers 15 h 30, encadrée par la police. « Demander l'autorisation, ce n'est pas la révolution ! », a glissé un jeune manifestant auprès d'actu.fr.
À Compiègne, entre 110 personnes selon Oise Hebdo et 130 selon actu.fr ont suivi le parcours habituel, du cours Guynemer aux ponts Louis-XV et Neuf, puis à travers le centre-ville jusqu'à l'hôtel de ville. À Clermont, ils étaient une vingtaine. Oise Hebdo relève une participation « en baisse constante » depuis les premiers rassemblements du samedi, les vacances scolaires étant notamment évoquées pour expliquer cet essoufflement.
Sur le fond, les revendications portaient sur le pouvoir d'achat, la situation économique et les demandes des lycéens, qui réclament notamment un financement de 10 milliards d'euros. Une pancarte résumait l'ambiance : « 10 milliards d'euros ou un sort ! ». À Beauvais, la candidate Lutte ouvrière aux dernières municipales, Renée Potchtovik, a de nouveau pris le micro : « Toujours plus de milliardaires, mais en bas c'est la misère ».
Ce samedi 31 octobre s'inscrivait dans un contexte particulier : en Somme, le préfet avait interdit par arrêté les rassemblements statiques et mobiles dans le centre-ville d'Amiens de 7 heures à 23 heures, avec un périmètre élargi. Dans l'Oise, les deux médias décrivent des cortèges paisibles. Le recul de la participation n'est pas nouveau : lors de la journée du 24 octobre, Actu-Picardie relevait déjà trois fois moins de monde qu'au premier acte du 17 octobre, avec 3 000 à 7 000 personnes à Amiens selon les sources.
Les organisateurs attendent désormais la journée nationale d'action du jeudi 5 novembre, à l'appel des organisations syndicales. À Beauvais, un nouveau rendez-vous est fixé à 14 heures place Jeanne-Hachette, où près de 600 personnes sont attendues selon Oise Hebdo. À Compiègne, Jean-Marc Iskin, responsable de Lutte ouvrière, présent en tête du cortège, voit dans le rassemblement du 31 octobre une « répétition » avant cette échéance : « Le mécontentement, lui, grandit ».
Sources
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