L'enseigne de bazar GiFi, en cessation de paiements, a annoncé mardi 20 octobre 2026 son intention de solliciter son placement en redressement judiciaire. Une décision qui plonge dans l'incertitude les quelque 6 000 salariés du groupe, dont ceux des sept magasins implantés dans l'Oise.
Une annonce confirmée par plusieurs médias
L'information a été rapportée mardi soir par plusieurs rédactions nationales et régionales. Le groupe fondé en 1981, qui exploite plus de 500 magasins en France, a informé ses salariés de sa volonté de demander l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire, présentée comme un moyen de « protéger l'entreprise et poursuivre son activité », selon actu.fr qui cite une annonce relayée par Sud Ouest.
Cette demande fait suite à une baisse d'activité brutale constatée à l'été 2026 et à d'importantes difficultés de trésorerie, selon les éléments confirmés par actu.fr et le site d'information juridique Infonet. La Croix évoque également un changement informatique raté et une concurrence accrue, notamment des discomptes et des plateformes de e-commerce, pour expliquer l'enlisement du géant du bazar.
41 magasins en Hauts-de-France, dont 7 dans l'Oise
France 3 Hauts-de-France recense 41 magasins de l'enseigne dans la région. Sept sont implantés dans l'Oise : à Beauvais, Compiègne, Noyon, Crépy-en-Valois, Pont-Sainte-Maxence, Chambly et Saint-Maximin, dans la zone commerciale au sud de Creil.
Pour l'heure, l'activité se poursuit normalement dans ces points de vente. « Continuez à venir chez nous, on n'est pas encore fermé », résumait ainsi un salarié sur les réseaux sociaux, repris par actu.fr. Sur le parking du magasin de Saint-Maximin, les clients interrogés par la rédaction alternaient entre attachement à l'enseigne et constat de la concurrence, Action en tête.
Aucune fermeture annoncée, mais un avenir suspendu à la justice
À ce stade, aucune source n'indique que les sept magasins oisifs soient menacés de fermeture. Un dépôt de bilan ne signifie pas automatiquement l'arrêt de l'activité : une procédure de redressement judiciaire peut aboutir à la poursuite de l'exploitation, le temps de rechercher des solutions pour assainir la situation de l'entreprise. Le tribunal pourra en revanche ordonner des fermetures de points de vente, voire une liquidation, si un redressement apparaît impossible.
C'est la principale zone d'ombre du dossier : ni le groupe ni l'administration judiciaire n'a précisé quels magasins seraient concernés par d'éventuelles réorganisations. Les salariés et les clients de l'Oise devront donc attendre les décisions de justice à venir pour connaître le sort des enseignes locales. Le groupe avait déjà traversé une décennie de difficultés, entre l'après-Covid, une valse des dirigeants et le retrait progressif de son fondateur Philippe Ginestet, rappelé par La Dépêche.



