Près de trois cents personnes se sont rassemblées samedi 12 septembre à partir de 10 heures sur le parking de l'hôpital de Senlis pour exiger la réouverture du service des urgences, fermé depuis décembre 2021. Le rassemblement, organisé par le Comité de Défense et de Développement de l'Hôpital de Senlis (CDDHS), s'est poursuivi par des prises de parole puis un défilé vers la mairie.
De nombreux élus étaient présents, dont les sénateurs Alexandre Ouizille et Olivier Paccaud, la députée Véronique Ludmann, la maire de Senlis Pascale Mathiault, ainsi que le maire de Creil Omar Yaqoob et plusieurs maires du Valois.
« L'État a menti », a affirmé le sénateur Alexandre Ouizille, rappelant que le service accueillait 13 000 patients par an lors de sa fermeture, alors que le seuil de fermeture était fixé à 9 000 passages. Cinq ans après, les portes restent closes.
Pascale Mathiault, qui a récemment pris la présidence du conseil de surveillance du Groupe hospitalier public du sud de l'Oise (GHPSO), a annoncé qu'elle examinait le rapport d'observation provisoire de la chambre régionale des comptes sur la gestion de l'hôpital, s'interrogeant notamment sur le recours massif à l'intérim qui aggraverait le déficit de l'établissement.
Côté creillois, Omar Yaqoob a refusé d'opposer les deux sites du GHPSO : les urgences de Creil sont selon lui en « situation catastrophique », avec des soignants au bord du burn-out, conséquence directe de la fermeture du site de Senlis. La mobilisation entend empêcher qu'un provisoire de cinq ans ne se transforme en fermeture définitive.



