La pluie n'a pas eu raison de la mémoire noyonnaise. Dimanche 13 septembre, Noyon, dernière ville de l'Oise libérée en 1944, a rendu hommage aux soldats américains et aux résistants qui ont libéré la cité et les villages alentour, au petit matin du 2 septembre 1944, après de derniers combats acharnés.
La cérémonie principale s'est déroulée au lieu-dit du Guidon, à la limite entre Noyon et Pont-l'Évêque, où se trouve le monument aux morts. Alors que des mois de sécheresse avaient marqué la région, la pluie a choisi précisément l'heure de l'hommage pour tomber. Parapluies hissés et drapeaux déployés, les anciens combattants et représentants des associations patriotiques ont accompagné les dépôts de gerbes des élus des villages voisins, des conseillers départementaux, du député, du président de la communauté de communes et des élus de la ville de Noyon. Le temps s'est ensuite tu pour les hymnes : The Star-Spangled Banner, en hommage aux soldats de la 5e division blindée américaine, puis La Marseillaise et Le Chant des partisans.
Avec la fin de l'averse, les Noyonnais se sont massés le long de la rue Jean-Jaurès pour assister au défilé en tenue d'époque et en véhicules anciens vers le centre-ville. Les participants costumés ont rejoint le parvis du Chevalet, où l'Harmonie de Noyon et les cornemusiers de Samarobriva, venus de la Somme, ont donné une aubade.
Météo oblige, c'est dans un Chevalet plein que le maire de Noyon, Patrick Deguise, a prononcé le discours initialement prévu au Guidon. Après la diffusion des messages de Radio Londres et des vers de Paul Verlaine (« Les sanglots longs des violons... ») qui annoncèrent le Débarquement, l'édile a remercié les participants, dont l'association Lib' 44 et son président Alain Crapier, qui organisent chaque année, avec la municipalité et les villages alentour, cette commémoration de la fin de l'occupation. Le maire a ensuite exhorté au devoir de mémoire et de transmission, alors que les ravages de la guerre frappent de nouveau aux portes de l'Europe.
Un lâcher de pigeons a marqué la fin de la cérémonie au Guidon, avant le défilé en ville.
Cette mobilisation noyonnaise s'inscrit dans une actualité patrimoniale régionale dense : deux jours plus tôt, la commune de Vauciennes, elle aussi dans l'Oise, inaugurait une fresque en hommage à l'aviateur Georges Guynemer, héros de la Première Guerre mondiale.
Sources : Oise Hebdo (reportage du 13 septembre 2026) et Ville de Noyon (programme officiel de la commémoration Lib' 44).



