Le temps presse pour ceux qui souhaitent s'exprimer sur l'avenir de l'aéroport Paris-Beauvais. La consultation du public portant sur le projet de modernisation de la plateforme de Tillé, ouverte depuis le 15 juin, se termine mardi 15 septembre.
Une consultation à enjeux. Selon le site officiel dédié, elle porte sur le régime de l'autorisation au titre de la loi sur l'eau et de la nomenclature des installations classées, et tient lieu de participation du public pour la demande de permis de construire déposée le 19 novembre 2025. Autrement dit, les remarques recueillies accompagneront l'instruction des autorisations nécessaires au chantier voulu par Bellova, le gestionnaire de l'aéroport.
Une réunion publique sous tension. Mardi 8 septembre, Bellova organisait à Tillé sa réunion publique de clôture. Environ 250 personnes s'y étaient déplacées, en majorité des opposants au projet. Le commissaire enquêteur Augustin Ferté, qui préside la procédure, a rappelé en préambule que « l'agressivité n'arrange rien ». À la date de cette réunion, 368 contributeurs avaient déjà versé 471 contributions au dossier.
« Nous ne sommes pas contre l'aéroport », a insisté Claire Olivier, présidente de l'Adera, l'association de défense des riverains, qui dit accepter la modernisation mais refuse l'augmentation du trafic aérien qui l'accompagne. Pour elle, le seuil de 32 000 mouvements annuels, dépassé selon l'aéroport, reste le maximum supportable pour le Beauvaisis. L'association regrette aussi un calendrier d'été qui n'a pas favorisé la participation, et déplore que le président de l'agglomération, Lionel Chiss, absent de la réunion, n'ait pas davantage ouvert le débat.
Face aux riverains, des salariés de la plateforme ont défendu un projet présenté comme une garantie de pérennité pour l'emploi, à l'image de la tribune de soutien signée par le monde économique publiée quelques jours plus tôt. La direction de l'aéroport explique quant à elle que l'augmentation du trafic doit servir à financer les travaux, au bénéfice des voyageurs comme des salariés.
Les contributions peuvent encore être déposées en ligne sur le site officiel de la consultation jusqu'au 15 septembre. Il reviendra ensuite au commissaire enquêteur de rendre ses conclusions sur un projet qui continue de diviser le Beauvaisis.



