Le château des Chaînées, à Chevregny dans l'Aisne, a été retenu parmi les 100 sites départementaux sélectionnés pour l'édition 2026 du Loto du patrimoine. L'annonce de la liste nationale a été faite fin août par le ministère de la Culture, et la Fondation du patrimoine confirme sur sa fiche projet la sélection du château en septembre 2026, aux côtés de l'église Saint-Nicolas d'Ercuis (Oise), déjà désignée pour cette même édition.
Achevé en 1927, dans le contexte de la Première Reconstruction, le château des Chaînées est un édifice singulier qui mêle les influences de l'Art déco, des Arts & Crafts, du néo-gothique et de l'architecture traditionnelle française. Inscrit dans son intégralité au titre des monuments historiques depuis 2021, il est présenté par la Fondation du patrimoine comme un témoignage exceptionnel de l'architecture de la Première Reconstruction dans l'Aisne.
Le bâtiment nécessite aujourd'hui d'importants travaux. Selon la Fondation du patrimoine, la toiture constitue le principal point de fragilité : les crochets en fer d'origine sont presque tous rouillés, les ardoises se détachent et les éléments en zinc sont devenus cassants, laissant l'eau s'infiltrer. Les quatre escaliers extérieurs et la grande jardinière suspendue, construits en béton, présentent eux aussi des désordres importants : fissures, marches qui s'effritent et infiltrations menaçant les espaces situés en dessous.
Le projet soutenu par la Mission Patrimoine prévoit la restauration de la toiture, des escaliers extérieurs, de la jardinière en béton et de la grande cheminée. Objectif : mettre durablement l'édifice hors d'eau, préserver son architecture remarquable et poursuivre son ouverture au public, à travers des visites, des expositions et des événements culturels. Le démarrage des travaux de couverture, charpente et cheminées est prévu à la fin de l'année 2026.
Le château, acquis en 2017 par ses actuels propriétaires qui y ont lancé les premiers travaux d'urgence, poursuit ainsi sa sauvegarde avec l'appui du dispositif lancé en 2017 à l'initiative de Stéphane Bern, qui finance la restauration du patrimoine de proximité grâce aux recettes du Loto.



