Mobilisations du 24 octobre : trois fois moins de monde à Amiens, calme dans l'Oise et neuf interpellations après le cortège
Une semaine après la première grande journée de mobilisation contre la vie chère, la participation a nettement reculé en Picardie. À Amiens, 3 000 à 7 000 personnes selon les sources ont défilé dans le calme, avant des heurts et neuf interpellations en fin de journée. Dans l'Oise, où aucune manifestation n'était déclarée, une centaine de personnes ont défilé sans incident à Compiègne et à Beauvais.

Article
Le deuxième samedi de mobilisation contre la vie chère et en soutien aux lycéens a réuni nettement moins de monde en Picardie que le 17 octobre. À Amiens, où le cortège autorisé constituait l'unique manifestation déclarée de la Somme, les effectifs de sécurité avaient été « quasiment doublés » par la préfecture pour éviter la répétition des violences observées une semaine plus tôt.
Le cortège s'est élancé à 14h30 du parvis de la Maison de la Culture, a emprunté les boulevards qui ceinturent le centre-ville, resté interdit à la manifestation, et est arrivé peu après 16h au parc de la Hotoie. La préfecture de la Somme a compté 3 000 manifestants, contre 7 000 selon la CGT : le 17 octobre, les mêmes sources avançaient respectivement 6 000 et 18 000 personnes. Une minute de silence a été respectée en hommage aux victimes de l'attentat survenu vendredi dans les Yvelines. Le parcours s'est déroulé dans le calme, sous la pluie, avec la présence de gilets jaunes, d'étudiants, de lycéens et de militants syndicaux.
Les tensions sont reparties après la fin officielle de la manifestation. Peu après 18h, plusieurs centaines de jeunes ont cherché à forcer l'accès à l'hypercentre au niveau du parvis de la Maison de la Culture et de la rue Gresset, selon le compte rendu des journalistes de ICI Picardie présents sur place. Des projectiles, notamment des morceaux de pavé, ont été lancés vers les forces de l'ordre, qui ont répondu au gaz lacrymogène et au LBD. Neuf personnes ont été interpellées. Le bilan complet des éventuelles dégradations n'était pas connu dans la soirée.
Dans l'Oise, aucune manifestation n'avait été déclarée pour cette journée. Une centaine de personnes se sont pourtant rassemblées vers 14h sur le cours Guynemer, à Compiègne, encadrées par une vingtaine de policiers, avant de défiler devant l'hôtel de ville, sans incident, selon Actu.fr. À Beauvais, une centaine de manifestants ont quitté la place Jeanne-Hachette en début d'après-midi, selon Oise Hebdo : un cortège non déclaré, mené essentiellement par des militants syndicaux, les lycéens à l'origine du mouvement étant quasi absents. Malgré l'opposition du préfet, le cortège est passé devant la gare sans débordement ; l'édile a averti qu'une nouvelle marche non déclarée ne serait pas tolérée la semaine prochaine.
Ce bilan picard contraste avec l'élan du 17 octobre, où la mobilisation avait attiré des milliers de personnes dans la région et donné lieu à des dégradations en marge du cortège amiénois. Le mot d'ordre demeurait « stop à la vie chère », avec un soutien affiché aux lycéens et aux étudiants, dans un contexte national placé sous haute surveillance.
Sources
Culture
500 voix pour Johnny : les choristes de Picardie en répétition avant le Zénith d'Amiens
26 oct 2026
Societe
Beauvais : la cathédrale Saint-Pierre rouvre au public après la tempête Austen
26 oct 2026
Faits divers
Breteuil : un conducteur de 23 ans renvoyé au 17 décembre après avoir fauché une employée d'Ehpad puis poursuivi sa soirée
25 oct 2026

