L'État et la Région Hauts-de-France ont lancé la construction d'un viaduc sur la route nationale 2, au nord de Vauciennes, dans l'Oise. Cet ouvrage d'art, baptisé viaduc de l'Automne, doit permettre de dévier le trafic de ce village du Valois, traversé chaque jour par près de 15 000 véhicules, souvent au ralenti et non épargné par les accidents.
L'ouvrage s'annonce imposant : environ 600 mètres de long pour 40 mètres de hauteur au-dessus de la vallée de l'Automne. Prévu à 2×1 voie, le viaduc comptera sept travées d'environ 100 mètres, un choix destiné à limiter le nombre de piles dans le fond de vallée.
Le viaduc s'inscrit dans une voie express de contournement de 2,5 kilomètres, qui reliera deux sections de la RN2 déjà aménagées en 2×2 voies : depuis l'échangeur dit de la Sucrerie jusqu'à l'est de la vallée de l'Automne, avec un raccordement à la section existante en direction de Villers-Cotterêts, dans l'Aisne. Ce projet fait partie de l'aménagement global de la RN2 entre Paris et Maubeuge, suivi par l'État et la Région.
L'enjeu est aussi la fluidité. La pente de 7 % au franchissement de la vallée de l'Automne entraîne des ralentissements récurrents des poids lourds, en particulier l'hiver. Le contournement doit sécuriser l'axe, augmenter sa capacité et réduire les temps de parcours, tout en maintenant la desserte locale du village.
Le coût total du projet est estimé à 60 millions d'euros, financé à parts égales entre l'État et la Région Hauts-de-France. Cette dernière a voté le 15 octobre dernier une enveloppe de 28,5 millions d'euros pour financer le viaduc, comme l'a rapporté le journal L'Union.
Selon le calendrier prévisionnel, la construction du viaduc doit intervenir d'ici 2028, pour une mise en service de l'ensemble attendue en 2029.
Le projet s'accompagne de mesures environnementales de compensation : plantations d'aulnaies, de feuillus et de haies basses, mise en place de prairies de fauche, création d'un réseau de mares et d'une roselière, afin de limiter l'impact du chantier sur la vallée de l'Automne.



