Somme : un arrêté préfectoral classe une vingtaine de communes en zone à risque mérule, Hallencourt entièrement concernée
Un arrêté préfectoral paru mi-octobre au recueil des actes administratifs délimite des zones contaminées par la mérule ou susceptibles de l'être dans une vingtaine de communes de la Somme, d'Abbeville à Albert et de Montdidier à Conty. La commune d'Hallencourt y figure en totalité. Déclaration en mairie et information de l'acquéreur deviennent obligatoires dans ces périmètres.

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La préfecture de la Somme a délimité par arrêté les zones de présence d'un risque de mérule dans le département. Le document, paru le 14 octobre 2026 au recueil des actes administratifs selon ICI (France Bleu), liste la commune d'Hallencourt en totalité ainsi que des rues précises d'une vingtaine d'autres communes : Abbeville, Albert, Montdidier, Mers-les-Bains, Flixecourt, Woincourt, Beauval, Conty, Moislains, Templeux-la-Fosse, Acheux-en-Amiénois, Bellancourt, Chepy, Bouttencourt, Le Translay, Tully, Outrebois ou encore Etricourt-Manancourt. Sur son site, la préfecture précise que ce dernier arrêté concerne 21 communes par au moins une zone contaminée ou susceptible de l'être à court terme.
Dans ces périmètres, les propriétaires sont soumis à deux obligations principales. Dès qu'ils ont connaissance de la présence de mérule dans un bâtiment, ils doivent en faire la déclaration en mairie dans le mois suivant la constatation, par lettre recommandée avec avis de réception ou en déposant le formulaire Cerfa 12010-02 contre récépissé. En cas de vente d'un bien situé dans une zone délimitée, le vendeur doit par ailleurs informer l'acquéreur du risque et faire figurer un diagnostic mérule dans le dossier de diagnostics techniques, en application de l'article L. 271-4 du code de la construction et de l'habitation. L'arrêté est affiché pendant trois mois dans les mairies des communes concernées.
Champignon lignivore, la mérule s'attaque aux charpentes et aux boiseries des constructions humides et mal aérées. Elle se niche souvent derrière un doublage, ce qui rend sa détection tardive : elle est fréquemment découverte à l'occasion de travaux. Son développement peut causer des désordres importants dans la structure même des bâtiments et, dans les cas les plus extrêmes, conduire à leur effondrement. Le dispositif de lutte repose sur la loi ALUR du 24 mars 2014, qui impose notamment la déclaration des foyers infestés.
Plusieurs bâtiments de la Somme portent déjà les stigmates du champignon : ICI cite l'église Saint-Jean-Baptiste du quartier du Rouvroy, à Abbeville, la salle des fêtes de Voyenne et la tour Montmignon de Friville-Escarbotin. La mérule s'était aussi invitée dans une école : à Villers-Bretonneux, sa découverte à l'école Saint-Exupéry avait bouleversé la rentrée de septembre et imposé plusieurs mois de travaux.
Le décompte exact varie légèrement selon les sources : 21 communes selon la page officielle de la préfecture, 22 dans la liste relayée par ICI, qui intègre Hallencourt en totalité. L'arrêté et son annexe cartographique, mis en ligne par la préfecture début octobre, sont consultables en mairie des communes concernées. Les propriétaires situés hors de ces zones restent tenus de déclarer en mairie tout foyer de mérule qu'ils constateraient.
Sources
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