Amiens : la Ville porte plainte après les dégradations commises en marge de la mobilisation du 17 octobre
Au lendemain de la mobilisation contre la vie chère, la préfecture de la Somme a fait état dimanche de quatre policiers blessés, six manifestants légèrement blessés et deux interpellations à Amiens. Deux véhicules ont été incendiés et une supérette du quartier nord vandalisée dans la soirée. Le maire Frédéric Fauvet annonce que la Ville va porter plainte.

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La mobilisation contre la vie chère du samedi 17 octobre à Amiens a laissé derrière elle un volet judiciaire. Dans un communiqué publié dimanche 18 octobre, la préfecture de la Somme fait état de quatre agents de police blessés lors des affrontements de fin de cortège, de six manifestants pris en charge par les pompiers pour des blessures légères et de deux interpellations.
Selon le compte rendu préfectoral, le défilé, parti à 14 heures devant la Maison de la culture avec 6 000 participants selon la préfecture et environ 18 000 selon la CGT, s'était déroulé sans incident pendant plus de deux heures et demie. Après la consigne de dislocation, plusieurs centaines de personnes sont toutefois restées sur place et ont jeté des projectiles et des mortiers d'artifice à l'horizontale en direction des forces de l'ordre. «500 individus ont délibérément recherché l'affrontement», précise la préfecture, qui a fait usage de bombes lacrymogènes pour disperser la foule.
Le réseau de bus Ametys a été stoppé après le caillassage d'un véhicule et un blocage aux abords de la gare SNCF, sans blessé. Des poubelles ont été brûlées et des vitres de bâtiments brisées. En soirée, deux véhicules ont été incendiés dans le quartier nord d'Amiens. La vitrine de la supérette Coccinelle express y a été cassée et le camion du gérant entièrement brûlé, alors que des employés se trouvaient à l'intérieur, rideau métallique baissé. Un représentant de la chambre de commerce et d'industrie s'est rendu sur place dimanche matin pour constater les dégâts et apporter son soutien aux salariés.
Présent au marché du quartier nord dimanche matin, le maire (PS) Frédéric Fauvet a évoqué de la «colère» et de «l'amertume», tout en saluant une mobilisation «historique» dont le message a été, selon lui, «terni par le geste de quelques casseurs très minoritaires». Il a apporté son soutien aux policiers municipaux — certains visés par des tirs de mortiers —, aux chauffeurs de bus pris à partie à plusieurs reprises et aux agents municipaux mobilisés dans le nettoyage.
«Des abribus ont été endommagés, les locaux du CCAS abîmés. On sera sans retenue pour faire condamner ces actes inqualifiables», a annoncé l'édile, confirmant que la Ville allait déposer plainte. Le sort judiciaire des deux personnes interpellées et l'ampleur exacte des dégâts n'étaient pas précisés dans les éléments disponibles dimanche soir.
Comme nous le relations dimanche, le cortège avait réuni entre 6 000 personnes selon la préfecture et 15 000 à 20 000 selon les organisateurs, avant d'être dispersé au gaz lacrymogène après sa fin officielle.
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