Compiègne : des salariés de l'école de chimie ESCOM en grève, la direction répond
Depuis mardi 13 octobre, des enseignants et agents administratifs de l'ESCOM, l'école supérieure de chimie organique et minérale de Compiègne, sont en grève pour leurs salaires et leurs conditions de travail. La direction de l'établissement, qui compte 600 élèves, a répondu mercredi en contestant notamment l'existence d'un gel des salaires.

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Des professeurs et des agents administratifs de l'ESCOM, l'école supérieure de chimie organique et minérale de Compiègne (Oise), sont en grève depuis mardi 13 octobre 2026. Ils réclament des hausses de salaires et de meilleures conditions de travail dans cet établissement privé d'enseignement supérieur, qui accueille environ 600 élèves.
Le SNPEFP-CGT, qui suit le mouvement, a adressé une dizaine de revendications au conseil d'administration de l'école, présidé par Thierry Herning. La principale concerne les salaires, que le syndicat décrit comme « gelés depuis deux ans », la plupart se situant au minimum des grilles de la convention collective. Les grévistes contestent aussi une prime variable sur objectif divisée par deux, le calcul des jours de RTT des non-cadres et la charge réelle de travail : pour eux, une heure d'enseignement représente deux heures et demie à trois heures de travail, contre un forfait conventionnel de 2,045 heures.
Les chiffres de mobilisation divergent selon les camps. La direction évalue le mouvement à 32 % des effectifs, soit, selon elle, 50 % des enseignants et enseignants-chercheurs et 18 % des personnels administratifs. Le syndicat avance de son côté que 70 % des enseignants et près de 30 % des agents administratifs non-cadres suivent la grève. Des travaux dirigés ont été annulés, mais l'école reste ouverte et poursuit ses cours grâce aux enseignants non-grévistes et aux intervenants extérieurs habituels.
Dans une réponse transmise mercredi 14 octobre, la direction assure n'avoir pratiqué « aucun gel des salaires » : le personnel aurait bénéficié, à titre individuel, d'augmentations au cours des trois dernières années selon les bilans d'activités, les rémunérations se situant en moyenne 17,7 % au-dessus des minima conventionnels. Elle évoque aussi une prime de partage de la valeur versée à l'ensemble des salariés en juillet 2026, des négociations annuelles obligatoires lancées mi-septembre et « toujours en cours », ainsi qu'un groupe de travail sur le temps de travail engagé dès juillet. « Les discussions entre la direction et les représentants des personnels étaient déjà engagées avant le mouvement et se poursuivront dans un cadre interne », indique l'établissement, qui se dit prioritairement attaché à la continuité pédagogique.
Le conflit s'inscrit dans un contexte tendu. Il y a un an, les élus du CSE avaient demandé l'ouverture d'une enquête pour « atteinte au droit et danger grave et imminent », visant d'anciens problèmes de management : huit personnes étaient concernées et deux seraient revenues de burn-out, selon le syndicat. Le directeur mis en cause a quitté ses fonctions et un nouveau directeur général est en poste depuis mai 2026. L'enquête est toujours en cours et la direction « ne peut se prononcer sur un dossier encore ouvert ».
Les grévistes ont annoncé qu'ils se montreraient présents devant le conseil d'administration, réuni ce jeudi 15 octobre à Compiègne. La durée du mouvement reste incertaine : aucune information sur sa poursuite n'a été communiquée à l'établissement, la déclaration de grève n'étant pas soumise à préavis.
Sources
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