Creil : élus et syndicats manifestent devant l'hôpital Laennec pour défendre l'hôpital public
Jeudi 3 septembre en fin de journée, élus et syndicats se sont rassemblés devant l'hôpital de Creil pour dénoncer le déclin du GHPSO, après la fermeture estivale du service de pneumologie. Une nouvelle mobilisation est annoncée le 12 septembre à Senlis.

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Ils voulaient marquer la rentrée. Jeudi 3 septembre à partir de 18h30, élus, responsables syndicaux et habitants se sont rassemblés devant l'hôpital Laennec de Creil, à l'appel du comité de défense des hôpitaux du Groupe hospitalier public du sud de l'Oise (GHPSO). Le mot d'ordre : obtenir de l'État les moyens pour que la santé reste « un service public à part entière ».
Le déclencheur immédiat tient à l'épisode de l'été : le service de pneumologie de l'hôpital avait été fermé fin juillet, faute de médecin, avant de rouvrir. La manifestation, maintenue malgré cette réouverture, a porté sur des enjeux plus larges : le sentiment d'un démantèlement progressif de l'hôpital public dans le bassin creillois, après la fermeture antérieure de la maternité, de la médecine interne et de la diabétologie.
De nombreuses personnalités politiques du territoire, principalement à gauche, étaient présentes. Omar Yaqoob, maire de Creil et président de l'agglomération Creil Sud Oise, a déploré de ne pas avoir été informé en temps utile de la fermeture de la pneumologie et a rappelé le « sérieux passif » lié à la fermeture de la maternité sur un territoire qui compte pourtant l'une des plus fortes natalités de France. Pascale Mathiault, maire de Senlis et présidente du conseil de surveillance du GHPSO, a parlé d'un « véritable sentiment de gâchis pour le service public » et proposé une nouvelle mobilisation le samedi 12 septembre à Senlis. Jean-Pierre Bosino, maire de Montataire et ancien sénateur, a pour sa part estimé que le service public avait « grandement perdu » lors de la fusion des hôpitaux de Creil et de Senlis, et critiqué sévèrement la gestion de l'Agence régionale de santé.
Derrière les discours, les chiffres interrogent : selon les participants, le GHPSO aurait perdu près de la moitié de ses lits en dix ans, l'établissement étant passé d'une capacité de plus de 450 lits à environ 250 aujourd'hui. Les inquiétudes portent aussi sur la situation financière de l'hôpital et sur les pressions de l'ARS en faveur de restructurations, avec des craintes de nouvelles suppressions de lits et de fusions de services.
Les manifestants ont annoncé leur intention de poursuivre la mobilisation, avec un rendez-vous annoncé le 12 septembre à Senlis. De son côté, l'hôpital doit ouvrir un nouveau centre de prélèvement à partir du 14 septembre — une ouverture qui ne met pas fin, pour les défenseurs de l'hôpital public, aux questions soulevées par la fermeture temporaire de la pneumologie.
Sources
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